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toutes celles où la pratique, voire même la routine,peuvent se passer de la théorie, au moins jusqu’àune limite qui ne sera jamais dépassée. Nul doutequ’un sauvage ne manie mieux une fronde que nepourrait le faire tel savant qui connaît les lois desforces centiprète et centrifuge ; s’ensuit-il que l’étudede ces lois soit inutile ?
On trouverait facilement dans l’histoire de la mé-decine la preuve expérimentale ou à posteriori desconsidérations à priori que je viens de présenterici. Obligé de me circonscrire dans un sujet d’uneaussi vaste portée, je n’envisagerai que la ques-a tion de la méthode, la première de toutes en logiquecomme dans toute science ; et je chercherai à dé-montrer comment cette question de la méthode con-duit forcément à reconnaître le rôle capital quejouent les sciences physiques et chimiques dans l’or-ganisation des sciences biologiques.
I
Tandis que les sciences physiques renferment unefoule de connaissances acquises, sur-la certitude des-j: quelles ne s’élève aucun doute, qui s’étendent ou seperfectionnent sans cesse, la médecine, nonobstant