Buch 
L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
Entstehung
Seite
314
JPEG-Download
 

— 314 —

l’univers ; et, loin de se prêter passivement à l’ac-tion des forces générales de la nature, il en dispo-serait, pour ainsi dire, d’après ses plans, ou plutôtil les ferait tourner à ses vues, soit dans l’état desanté, soit dans l'état de maladie. En un mot, etpour nous servir des expressions d’un savant pro-fesseur, l'homme est entier et n'est portion de rien.Les milieux à l’aide desquels il accomplit sa vie, nesont que des conditions de sa conservation, et nondes éléments constitutifs de son être. Tel est le fondde toutes les théories dynamiques, plus ou moiusabsolues, dans lesquelles on proclame à des degrésdivers l’autonomie des forces vitales, quelque nomqu’on leur donne ; qu’on les rapporte, comme dansI’hippocratisme, à un principe général qui planeraitsur tous les organes, sur toutes les fonctions, ouqu’on les considère comme inhérentes à la fibre vi-vante sous le nom de propriétés vitales.

Dans le camp opposé, l’organisation n’est plusguère qu’une agrégation d’organes susceptibles dese prêter à toutes les modifications qui lui sont im-primées par les forces extérieures, sorte de récep-tivité ou de capacité substituée à l’autocratisme dela force vitale. Delà les doctrines atomistique, or-ganique, mécanique, chimique, qui ont tour à tour