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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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tenues par celte voie , à quelles erreurs graves ellesconduisent ? N’a-t-on pas démontré que les différencesd’aspect du sang sont loin de correspondre à desemblables différences dans sa composition ? Et n’yaurait-il pas de l’injustice à jeter l’interdit sur les tra-vaux actuels , parce qu’ils n’ont rien de semblable àceux qu’on obtenait alors qu’on ne savait analyser lesang, par exemple, qu’en le traitant dans des appa-reils de distillation , en le faisant macérer ou fer-menter ?

On a aussi objecté que la chimie, désorganisatricepar sa nature, et ne procédant que par dissociation,était impuissante à révéler les actes essentiellementcomplexes de l’organisme dans leur ensemble et leursrapports respectifs ; que tout au plus pouvait-elleconstater des effets partiels sans lien synthétique.(Gaz. méd., 1846.) Sans méconnaître ce que cetteobjection peut avoir de fondé dans l’état actuel de lascience, je ferai remarquer qu’elle s’appliquerait aussibien à l’anatomie pathologique et même à l’analysesymptomatologique. Si, dans la première période deson évolution, la chimie a dû procéder presqu’exclu-sivement par l’analyse, pourquoi ne la verrait-on pasun jour, à une époque plus avancée, coordonner cesfaits partiels, qui ont bien d’ailleurs leur valeur