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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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apparentes et palpables des produits organiques,telles que la couleur, la consistance du sang? (Lettreà M. Andral.)

11 n’appartenait à personne mieux qu’à M. le pro-fesseur Andral de répondre au réquisitoire des adver-saires des sciences. Il l’a fait avec l’autorité quedonnent à ses paroles les belles recherches entreprisespar lui ou par son impulsion, depuis l’apparition deson Essai sur l'hématologie.

D’abord, il ne faut pas, comme il le fait justementobserver, s’exagérer le nombre et l’importance descontradictions que l’on rencontre dans les recherchesdes chimistes. Ces divergences ne sont ni plus cho-quantes, ni plus considérables que celles que l’on ob-serve dans toute science qui se fait, et où chaque jourles travailleurs sont à l’œuvre. Avec la manière deraisonner des adversaires des sciences physiques, onarriverait à nier la possibilité de toute science, la mé-decine comprise. Un progrès dans les procédés n’estpas une contradiction. D’ailleurs, que peut-on con-clure de là? Puisque les altérations du sang, parexemple, existent, il faut bien en tenir compte. Or,préférera-t-on la simple inspection physique aux re-cherches des chimistes et des micrographes ? Maisqui ne sait combien sont insuffisantes les données ob-