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théorisation des faits une base large et plus fixe quecelles qu’ont essayé de lui donner jusqu’à présent lesdifférents chefs d’école.
Or, ce n’est qu a la lueur des sciences physiqueset chimiques, et en prenant pour point de départ lesrévolutions qu’elles doivent accomplir dans la physio-logie normale et pathologique, que l’on peut s’avancerdans cette voie ; voie jusqu’alors inaccessible, et sipleine d’obscurités que beaucoup d’excellents espritsont cru devoir exclure du domaine de la science larecherche des causes.
Et, cependant, si l’art de guérir doit marcher,comme l’esprit humain, vers un progrès dont nousne saurions sans beaucoup de témérité assigner leslimites, à qu’elle méthode le devra-t-on ? Est-ce denos amphithéâtres d’anatomie, est-ce de la superpo-sition indéfinie de faits mille fois décrits qu’on la ferasortir ? Qui pourrait le prétendre ? Eh bien ! alors,sur quels motifs péremptoires s’appuieraient donc lesdétracteurs de la physique et de la chimie biologiques,pour leur contester aujourd’hui l’avenir brillant quileur est réservé ?