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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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tensis, m. siivcslris ), dont on ne fil plus par la suiteque des tisanes, figurait avec honneur sur les tablesdès l’antiquité la plus reculée. Hésiode la célèbre, etles pythagoriciens, qui regardaient celle plante commepropre à favoriser l’exercice de la pensée et de lavertu, avaient pour elle (notamment pour la mauvealcée, qu’ils appelaient l 'herbe sainte ) la plus grandevénération. Les Romains mêlaient la mauve aux metsles plus délicats. Ils ne mangeaient que les feuillesradicales et les jeunes pousses accommodées aubeurre ou à l'huile et au vinaigre, comme le fontencore les Chinois. Cicéron avoue s’en être donnéune forte indigestion ; et Horace, en veine de sobriété,nous dit :

.Mc pascunt olivæ,

Me cicorea, lèves que malvæ.

La laitue (lacluca, Bpfàz'Z), déjà en usage chezles Hébreux dans leur festin pascal, était, dans lespremiers siècles de Rome, un aliment consacré par lareligion, et auquel s’attachaient des idées supersti-tieuses ; w/.-Miv cowax dit Eubulus le Comique. Audire de Pline, elle sauva Auguste auquel elle avait étéconseillée par son médecin Musa : « certè Augustuslactucà conservatus in cegritudine ferlur prudenliàMusæ medici(lib. xix). » Cependant Hippocrate l’avait