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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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leur attribuait, comme de nos jours, les propriétésdes amers légers et dépuratifs. — La belle, la poirée,Yarroche, aliments fades, particulièrement en usagechez les ouvriers, étaient relevés par des condiments :

Ut sapiant fatuœ, fabrorum prandia, betæ,

O quùm sœpe petit vina piperque cocus.

(Martial.)

Ces différents légumes, à base mucilagineuse, semêlaient ordinairement, du reste, à d’autres destinésà en relever la saveur. — On employait dans lemême but Y oseille.

.Si dura morabitur alvus,

Mitulus, et viles pellent obstantia conchæ,

Et lapathi brevis herba.

(Horace, lib. n, Sat. 4.)

Quant à Yépinard (spinacia), originaire de l’Asiecentrale, d’où il nous a été apporté par les Arabes, iln’en est pas fait mention avant le treizième siècle.

Quelques racines alimentaires étaient encore enusage chez les anciens, notamment le chervis ougirolle (oîoapv, sium sisanm ), qu’on mangeait en-core au siècle dernier, et dont Tibère était si friandqu'il en faisait venir tous les ans de la Germanie(Pline, liv. 19): — la carolle, le panais (jpaslinaca,do<pu?.ivo;), rangé par quelques auteurs dans l’espèce