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précédenle, et que l’on croyait recéler un philtreamoureux (1) ; — Y arum, l 'asphodèle, plantes sa-crées que l’on cultivait autour des tombeaux, et donton mangeait les jeunes pousses ou les tuberculesprivés par la cuisson de leur principe âcre ; — le navetet différentes sortes de raves (brassica rapa, etc.),que les mains victorieuses d’un Curius ne dédai-gnaient pas d’apprêter, au moment même où les députéssamnites lui apportaient de l’or qu’il refusait en disant:« Qu’il n’avait qu’en faire, puisque son champ de ravessuffisait à ses besoins. » On en consommait beaucoup.C’est, après le vin et le blé, la meilleure récolte dol’Italie transpadane, dit Pline ; et Martial affirme plai-samment que Romulus en mange dans le ciel :
Ilæc tibi brumali gaudentia frigore rapaQuæ damus, in cœlo Romulus esse solet.
(In Xeniis.)
Les Grecs estimaient beaucoup le raifort ( rapha -nus sativus ), à telle enseigne qu’un auteur grec,Moscbion, lui consacra un volume entier. — Ils nefaisaient pas le même cas du chou (brassica), qui, enrevanche, était très-prisé des Romains, et figuraitmême sur la table des gourmets. On connaît l’en-
(l) Orphæus amatorium inesse staphylino dixit, fortassis quoniainvenerem stimulari hoc cibo certum est. (Pline, lib. xx.)
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