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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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particulièrement usage dans leurs pérégrinations.« Magnæ illi virtutes contra aquaruni et locorum mu-tationes » dit Pline (Lib. xx). De même les mariniersà Rome :

.Tu autem plenior

Allii, ulpicique, quàm sunt Romani remiges.

(Plaute.)

Les athlètes en mangeaient avant de descendre dansl’arène. « Prenez ces gousses et avalez-les. — Pour-quoi ? — Pour vous donner plus de force dans lecombat. » (Aristophane, les Chevaliers.) On endonnait aussi aux coqs pour qu’ils se battissent avecplus d’ardeur. D’accord avec l’opinion populaire,Hippocrate en faisait un préservatif contre l’ivresse.Les Romains croyaient que l’ail éloignait les maléficeset préservait de la morsure des vipères ; Galien l’ap-pelait la Thériaque des pauvres. Pour Horace, c’é-tait un affreux poison qu’on ne pouvait manger qu’enexpiation du plus grand des forfaits :

Parentis olim si quis impia manuSenile guttur fregerit,

Edat cicutis allium nocentius.

O dura messorum ilia !

(Ode 3, ad Mæcenatem.)

L’expression allium in relibus qu’on trouve dansles auteurs, vient de ce que l’on conservait celte