quemment comme assaisonnement différentes espècesde menthes. Ils en parfumaient la salle des festins,et s’en couronnaient dans les repas champêtres. Ilétait défendu, en temps de guerre, d’en semer etd’en manger, interdiction probablement fondée surl’effet qu’on leur supposait sur les fonctions généra-trices (1). Enfin, la menthe avait son histoire mytho-logique. Menthe, fille de Cocyte, excita la jalousie deProserpine, qui la changea en la plante qui porte sounom, d’où le sobriquet d 'amenlhe qu’on donna auroi des enfers, et ces vers d’Ovide :
.An tibi quondam
Femineos artus in olentes vertere menthasPersephone, licuit? ( Mètam lib. x.)
L’oignon, l 'ail, le poireau, etc., qui eurent unculte chez les Égyptiens (2), étaient d’un emploi vul-gaire chez les Grecs, et surtout chez les Romains.Les Athéniens, grands mangeurs d’ail, en faisaient
(!) Cum dicunt u mentham belli tempore neque edito, nec serito n,an quia réfrigérât corpora ut corruptione constat seminis ? (Aristote,prub., sect. xx, 2). Hippocrate est plus explicite : u Si quis eamsæpe comedat, ejus génitale semen ità colliquefacit, ut effluat et arri—gere prohibe!, corpus que impecillum reddit. u (Lie victùs ratione >lib. n, édit. Foës.)
(2) Porrum et cæpae nefas violare et frangere morsu ;
O sanclas gentes quibus hæc nascuntur in bortisNumina !. (Juvénai, Sat. 13.)