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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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Enfin quelques assaisonnements de haut goût, et (qu’on n’emploie plus guère qu’en pharmacie, commele cardamome, le laser ou laserpitium de Pline( CTtXepeov de Dioscoride), qu’on croit n’être autrechose que Passa fœlkla, dont les Orientaux se mon-trent encore si friands qu’ils lui ont donné le nomde mets des dieux ; — et le garum, sorte de sauceencore usitée chez ces mêmes peuples, et sur laquellenous reviendrons plus loin. — On peut y joindreaussi les truffes et les champignons, qui y jouissaientd’une telle faveur que les femmes les plus élégantesde Rome ne dédaignaient pas, par une exceptionunique, de les apprêter. (Pline.) On n’en connaissaitau reste qu’un petit nombre d’espèces mal distinguéesentre elles ; ce qui fait dire à Horace :

.Pratensibus optima fungi

Natura est ; aliis inale creditur.

Le bolet, dont parlent Sénèque, Juvénal, Martial, etc.,celui qui, au dire de Pline, empoisonna Claude, serait,suivant M. Roques, l’agaric-oronge ( agaricus auran-tiacus, Bulli.), désigné par Cicéron sous le nomd ’helvella, et que Néron appelait cibus deorum. Lebolet, dont plusieurs espèces sont comestibles, étaitréservé aux tables des grands :

Vilibus anticipes fungi ponentur amicis,

Boletus domino. (Juvénal, Sat. 5.)