11 ne me reste à parler que des condiments salinset sucrés.
Le sel qu’Homère appelle ôsfov , en raison de sonutilité, et Platon SâtxptXéÇarov, était employé, dès la plushaute antiquité, dans les sacrifices, ainsi qu’on le voitpar le Lévitique : « Nulla conficiuntur sacra sine molàsalsà, » dit Pline (lib. xxxi) ; d’où l’usage d’en placersur toutes les tables, et les présages funestes qu’ontira du sel renversé, la salière étant presque regardéecomme un vase sacré.
g. Antè, deos homini quod conciliare valent,
Far erat, et puri lucida mica panis.
(Ovide, Fastes, i.)
Les anciens mangeaient souvent le sel avec du pain :« Varro etiam pulinentarii vice usos veteres auclorest. » (Pline, lib. li.)
.Cum sale panis
Latranlen stomachum bene leniet.
(Horace, lib. n, Sut. 2.)
Voilà sans doute pourquoi Cérès et Neptune eurentautrefois des autels communs. (Plutarque, Fragrn .)
Le sel était interdit aux prêtres égyptiens, commepeu favorable à la chasteté. (Ibid.) Est-ce pour celaqu’on faisait naître Vénus de la mer (àhyevrj seu sali-ç::m) ? On le mêlait au fourrrage des étalons. —