— 389 —
désignées sous les noms de hillœ, longano, silicer-nium, isicium, et qui semblent désigner l’andouille,le saucisson, le cervelas, la saucisse (salis isicia ), etc.(Voir le iv° livre d’Apicius.)
Les services que le boeuf rend à la culture l’avaientmis en telle vénération chez les premiers Grecs, quetuer un bœuf était, au dire de Columelle, un crimecapital : « Tàm capitale esset bovem necâsse quàmcivem. » Elien raconte la mort d’un nommé Phrygès,condamné pour avoir tué un bœuf au labour. Aussifut-on longtemps sans l’employer dans les sacrifices.Cependant on mangeait la chair de ce ruminant dès laplus haute antiquité. On peut même voir le cas quel’on en faisait dans Y Iliade, où Agamemnon, pourreconnaître le courage d’Ajax, le gratifie, après sarencontre avec Hector, de plusieurs dos de bœuf. —La chair du veau passait aussi pour très-salubre. —Quant au lait de vache, il fut dans l’antiquité la nour-riture de plusieurs peuples nomades chez lesquels ily avait pénurie de céréales, comme les Scythes, lesGètes, qui en prirent le nom de yalay.xo'Korcu. Cesderniers mangeaient, selon Hippocrate, du fromagede jument. Le lait de chèvre et celui d’ânesse n’é-taient guère usités que pour les malades. — Ce que
l’on trouve désigné dans plusieurs auteurs, notam-
22 .