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Eue. Qui osse atque pellis totus est, ita cura macet,Quin exta inspicere in sole etiam vivo licet,
Ita is pellucet quasi laterna punica.
L'hippophagie fut, chez les anciens comme cheznous, l’objet d’une prévention mal fondée : ils neparaissent même pas avoir songé à se nourrir decheval. Quant à la chair de l’âne, dure et insipide,elle fut condamnée par Hippocrate et Galien. Cellemême de l’ânon, quoique plus savoureuse, ne putjamais, malgré l’autorité de Mécène, se faire accepter(tentative renouvelée naguère par le chancelier Du-prat, qui n’y réussit pas mieux que le ministre d’Au-guste). Toutefois, on servait sur la table des richesl’âne sauvage ou onagre, mets inconnu des modernes.
La chair du chien, encore en usage de nos joursen Turquie, en Chine, etc., où on la vend publique-ment, fut, au témoignage de Gallien, d’un emploifréquent chez quelques nations de l’antiquité, notam-ment chez les Thraces. On le mangeait jeune aprèsl’avoir engraissé et soumis à la castration. (Dealiment, facult., lib. i.) Pline raconte que les petits
curie et u maigre. u Ce second sens se rattache vraisemblablement à l’idéede soin, de souci renfermée dans curio , dont la racine est cura. Laplaisanterie n’est peut-être pas d’un goût très-fin, mais cela suffisaitpour faire rire le populaire Romain, qui du reste ressemblait beaucoupau parterre de nos théâtres secondaires. (Note de M. Lemaire.)