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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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employa aussi plus lard le thon, l’anchois, elc. Acelle sauce on mêlait du vin, de l’huile, du vinaigre,des épices , et particulièrement le poivre (garampiperalum). — 11 y avait encore, outre les diversessortes de saumure ( muria ), une autre espèce degarurn épais ou de lie du garum, Yalex, que l’onconfectionnait avec du foie de mulle, et dont parleHorace (lib. n, sat. k) à propos d’un certain Catius,gourmand de profession, qui se vantait d’en êtrel’auteur. On en préparait aussi avec Yapua (anchois);avec des oursins, des huîtres, etc. Enfin, ceux quis’imaginent que certaines industries pharmaceutico-médicales sont un produit perfectionné de notre civi-lisation, n’apprendront pas sans étonnement qu’onavait composé un garum purgatif destiné à flatter lasensualité des malades. (Aëlius, lib. ni.) Et pourtantce devait être, en somme, quelque chose de fort peuappétissant que ce breuvage noir, exhalant une odeurtrès-désagréable, comme en conviennent Martial,Pline, etc. ; et cette aberration du goût ne peut guères’expliquer que par la nécessité de stimuler par l’é-trangeté des sensations le palais de gastronomesblasés. 11 parait certain d’ailleurs que, nonobstant lessommes énormes et les soins extrêmes que l’on con-sacrait aux plaisirs de la table, l’art culinaire était