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On mangeait le poisson rôti, frit, bouilli, cuit dansson jus ou relevé par une sauce de haut goût. Auxbons estomacs, le médecin de Pergame permettait lepoisson sortant de la poêle à frire et relevé avec legarum, le vin et une petite quantité d’huile. Aux ma-lades, il le conseillait bouilli, avec une sauce à l’huilerelevée de plantes aromatiques. On servait fréquem-ment des figues après le poisson, dans la suppositionque ces fruits facilitaient son passage à travers lesvoies digestives.
Les poissons salés furent aussi très-goûtés des an-ciens ; on les offrait au commencement du repas. Lesmédecins les conseillait aux tempéraments pituiteux,Galien aux vieillards. Hippocrate disait des salaiéonsen général : Siccant et atténuant, plerùmque etiamalvum movent. » (De diœtâ.) — La sauce si célèbredans l’antiquité sous le nom de garum, se composait.avec les intestins et le sang fermentés de certains pois-sons macérés dans la saumure pendant deux mois. Laplus recherchée se préparait avec le scombre ; c’est cequ’on appelait garum nigrum, garum sociorum :
Expirantis adhuc scombri de sanguine primoAccipe fastuosum, munera cara, garum.
(Mahtial.)
On le vendait 265 fr. le conge (3 litres î). On y