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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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il s’est nourri de mollusques ou de crustacés. Le sur-mulet recevait une sorte de culte dans le temple d’É-leusine, soit parce que, au dire d’Aristote, il pondtrois fois l’an , soit parce qu’il fait la guerre au liè-vre marin ( aplysie ), mollusque auquel on attribuaittoutes sortes de propriétés malfaisantes, et qui, selonPline, entrait dans les breuvages préparés par l’artdes Locustes. Un des plaisirs des riches voluptueuxde Rome, — plaisir bien digne d’un peuple dégradéet abruti dans les plus folles orgies, —c’était defaire apporter sous les yeux de leurs convives desrougets vivants dans des vases en cristal, où on lesfaisait cuire pour jouir du spectacle des merveilleusesnuances qu’offrait successivement le pauvre animalpendant son agonie, depuis, le pourpre le plus vifjusqu’au blanc : « Oculos antequàm gulam pavit ;oculis quoque gulosi sunt, » dit Sénèque, en s’élevantcontre la barbare sensualité d’un de ces sybarites.(Nalur. quesl., lib. m.) — Le rouget ne pouvantque très-difficilement se conserver dans les viviers, oùil en restait à peine quelques-uns sur plusieurs mil-liers, atteignit un prix très-élevé, et fut l’occasion dedépenses tellement folles que Tibère fut obligé derendre des édits somptuaires pour la taxe des pois-sons apportés au marché :