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Sa chair délicate, mais susceptible d’acquérir par-fois, dit-on, des qualités vénéneuses, est cependantrecommandée par Galien. (De alim. facult., lib. m.)On appréciait surtout ses intestins :
Hic scarus, æquoreis qui vcnit obcsus ab undis,Visceribus bonus est, cætera vile sapit.
(Martial.)
On le mange encore aujourd’hui en Grèce, acco-modé avec ses intestins.
Les anciens connurent plusieurs espèces de pois-sons plats ( pleuronectes ). Le nom de passer ou pla-tessa qu’on trouve dans Horace, etc., parait s’appli-quer à quelques-uns d’entre eux, notamment à la soleet à la limande. — Le turbot (rhombus ) était un desmets favoris des ichthyophiles de Rome :
.Fastidis omnia præter
Pavonem et rhumbum.
On lui avait donné, en raison de l’excellence de sachair, le surnom de faisan de mer. Ce poissonmonstrueux dont parle Juvénal, et sur lequel le sénateut à délibérer :
« Le sénat mit aux voix cette affaire importante» Et le turbot fut mis à la sauce piquante. »
ce poisson, dis-je, était, au vrai, la barbue (rhombusbarbatus), rivale du turbot : laquelle acquiert sou-vent des dimensions considérables, et dont la chair