espèces, notamment avec la langouste ( locusla ),comme dans ces vers de Juvénal :
Aspice quam longo distendat pectore lanceraQuæ fertur domino squilla, et quibus undè septaAsparagis, quâ despiciat convivia caudâ. {Sat. S.)
Une anecdote racontée par Athénée prouve enquelle estime on tenait à Rome ces crustacés. L’un deces princes de la table, qui eurent nom Apicius,ayant ouï dire que les squilles acquéraient en Afriqueun volume plus considérable qu’à Minturnes où lelixait tous les ans le plaisir de s’en régaler, fit voilevers la rive africaine la plus proche. Sur le bruit deson arrivée, et avant même qu’il soit débarqué, lespêcheurs lui apportent ce qu’ils ont de mieux en cegenre. Mais l’illustre gourmet voyant qu’on ne luiprésente rien de mieux que ce qu’il a chez lui, re-prend le large sans avoir même touché terre.
Les langoustes (locuslœ ou camari des Latins,■axox oà? des Grecs) n’étaient estimées qu’aulanl qu’onles avait cuites toutes vivantes : « Unum hoc animalnisivivum coquitur ferventi in aquà, fluidà carne nonbabel callum. (Pline.) » De même que pour les au-tres crustacés, on les préférait pleines. À ces diffé-rentes espèces, quand on aura ajouté les crabes (etnotamment le C. pagurus,) les écrevisses ( aslaci ),