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les homards ( A . marini), les palourdes ( charria,major, pelorides ), les crevettes ( gammari ), on auracité la plupart des crustacés mentionnés dans lesauteurs. — Passons aux mollusques.
La faveur que \'huître (ostrea ec/«h'.s)obtient dans lesrepas modernes, elle l’avait déjà conquise dans l’anti-quité. On la mangeait, comme chez nous, au commence-ment des repas pour stimuler l’appétit. Sénèque en parleen connaisseur : « Ostrea non cibi sed obleclamenta suntad edendum saturos cogenlia , quod gratissimum estedacibus, et se ultra quam capiunt farcientibus, facilisdescensura, facilè reditura. » Non-seulement on leur^construisait de vastes parcs, mais on les transportait d ’unelocalité dans une autre, dans la persuasion qu’elles s’amé-lioraient en changeant de parages. « Gaudent peregrina-tione, transferrique in ignotas aquas. » (Pline, lib. u,cap. vi.)Apicius avait trouvé le moyen de conserver fraî-ches des huîtres envoyées d’Italie à Trajan, pendant quece prince faisait la guerre aux Parthes. On prétend mêmequ’il connaissait l’art de les engraisser et de les conserverlongtemps. Les plus estimées venaient deBrindesetdesréservoirs dulacLucrin.— On faisait peu de casa Romedes moules (mytilus edulis), qui ne paraissaient pas surla table des riches. Horace leur attribuait des propriétéslaxatives. (Lib. u, 1 et 4.) On les estimait davantage en