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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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« Ulli fluminum dulcior gustus. » (Quest. nalur.,lib. m.) — Il en était de même du Choaspis chez lesPerses; il n’était permis qu’aux personnes de sangroyal d’en boire. Le Tibre eut, il y a quelques siè-cles , une réputation du même genre ; on ne sait troppourquoi, car il n’en est jamais question sous cerapport dans les auteurs anciens ; ses eaux limoneusesont même besoin d’être filtrées.

Faut-il penser avec quelques écrivains que pendantbien des siècles les hommes se contentèrent d’eau pourtoute boisson ?

Ac sedare sitim fluvii fontes que vocabant....

Ce qu’il y a d’incontestable, c’est que l’usage du vinremonte à un temps immémorial, et que ce liquide futen honneur chez tous les peuples civilisés, pour sespropriétés hygiéniques, non moins que pour ses qualitésagréables. — Dans les premiers siècles de Rome,comme il était rare, on le remplaçait dans les sacrificespar du lait. Il était interdit d’en boire aux femmes,qui, s’il en faut croire Juvénal, prirent par la suiteleur revanche. A dater du sixième siècle de Rome, lesvins d’Italie commencent à avoir de la réputation. LesGrecs et les Romains paraissent avoir fait particulière-ment usage d’une espèce de moût ou d’extrait de jus