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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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Hippocrate était, en général, peu partisan dçs bojs;sons froides ; il les prescrivait chaudes aux fébric^tants. Galien interdisait l’usage des boissons froidesdans la première et dans la dernière période de lavie. Au contraire, de ce qu’aucun animal, l’hommeexcepté, n’use de boissons chaudes, Pline en conclutassez faussement que c’est une habitude contre na-ture ; il aurait pu raisonner de même à l’égard desaliments.

11 y avait à Rome des établissements analogues ,ànos cafés, (hermopolia , où l’on ne vendait que desboissons chaudes. Plaute en parle dans le Tri-mmmus :

.Satin’ in thermopolio jp

Condalium es oblitus, postquàm thermopotasti gutturem.

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Caligula lit, d’après Dion Cassius, mettre à mortle propriétaire d’un lhermopolium qui avait vendu.del’eau chaude pendant les funérailles de sa sœur Drusilla.t;

L’eau du Nil, légère et un peu laxative, jouissaitd’une telle célébrité dans l’antiquité, que Ptolémèe-Philadelphe, ayant marié sa fille Bérénice à Antiochus,voulut que la jeune épouse continuât à boire cette eau,,fqu’il lui expédiait régulièrement. « Nilum habetis^etvinum quæritis ? » disait un géuéral à ses soldats qui)réclamaient du vin. Sénèque confirme cette réputation:

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