— 441 —
leur consistance), de les boire constamment mêlésd’eau. Cléomène, roi de Macédoine, ayant voulu, ditHérodote, boire du vin pur, selon la coutume des bar-bares avec lesquels il traitait (les Scythes), fut prisd’un accès de folie ( delirium ebriosum). C’était deRacehus lui-mème qu’Ampbyction, roi d’Athènes,avait appris le premier, suivant les traditions reçues,à tempérer la force du vin par l’eau. Achille dansl'Iliade, prescrit de ne mêler que peu d’eau au vinque l’on sert à Ulysse, en raison de son âge et de sesfatigues. Le mot ré-Tscpx désigne dans Homère un vinmêlé à partie égale d’eau. Selon Athénée, on buvaitle vin avec les deux tiers ou les trois quarts d’eau (1).Cela devait dépendre d’ailleurs du degré de concentra-tion du vin lui-même, ce qui variait beaucoup. Lesmots defuclum, passum, carenum, désignent cesdivers degrés de réduction. Le sapa (ê'^ua des Grecs)était du vin réduit à moitié ou aux deux tiers par lacuisson ; le pretroprum, du vin réduit par la chaleurdu soleil. — A l’instar des Grecs, les Romains ajou-taient au jus de la vendange des plantes aromatiques,comme le calamus aromaticus, la rue, etc. ; des ré-
pi) Il y avait des vases spécialement sonsacrés à contenir ces mé-langes, le mislarius, le craier, etc.
23 .