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dire, qu’un reflét. Un grand fait, par exemple, do-mine l’histoire de la profession médicale, en France,depuis le xm e siècle jusqu’à la révolution de 89, c’estle régime des corporations. Or, en quoi ce régimeétait-il favorable, en quoi fut-il nuisible aux progrèsde l’art de guérir, et à l’importance des médecinsdans la société? Deux choses connexes assurément,car l’importance d’une profession se mesure néces-sairement à celle que l’on attribue à la science dontcette profession relève.
Disons d’abord qu’on ne s’est pas toujours renduun compte exact de l’œuvre que les corporations ontaccomplie dans le pénible enfantement de la civilisationmoderne, lorsqu’il fallait lutter contre la barbarie,créer et soutenir des industries, des institutions, desenseignements à peine viables, au milieu de la gros-sièreté des mœurs et de l’ignorance générale. Cescorporations devenues par leurs privilèges si odieusesà la fin du xvin 0 siècle, représentaient, comme on l’atrès-bien remarqué, le premier degré de l’émanci-pation politique, à une époque où la liberté civile etl’égalité devant la loi n’existaient pas, et où l’on necomptait pour quelque chose que comme membre d’uncorps d’état. Par les privilèges qui y étaient attachés,comme l’exemption des charges publiques pour les