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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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médecins, on avait voulu indemniser ceux qui selivraient aux diverses professions des sacrifices detemps et d’argent qu’on leur demandait. Ce qu’il y ade fâcheux en cela , ce fut la persistance à maintenirdes prétentions exagérées, des formes vieillies, sansconcession aux besoins nouveaux; ce fut ce goût dedomination qu’à l’exemple du clergé, au sein duquelelle avait pris naissance, la faculté conservait par tra-dition. Obtenir d’une classe d’hommes qu’ils renoncentd’eux-mêmes aux avantages qui résultent pour euxd’un ordre de choses établi, qu’ils sacrifient sur l’au-tel du bien public l’égoïsme naturel aux corps privi-légiés et l’intolérance propre à tout monopole, n’estpas chose commune dans l'histoire. On n’y assiste passouvent à des nuits du 4 août. 11 ne faut rien moinspour cela qu’une révolution sociale.

Cependant, ce serait une erreur de croire que l’an-cienne faculté, personnification vivante de la.corpo-ralion médicale, ne sût jamais pactiser avec lesnécessites nouvelles. Des changements notables furentintroduits, à plusieurs reprises, dans scs statuts,sans altérer l’esprit même de l’institution. Ainsi, dansun recueil publié à la fin du xviu e siècle, on ne comptepas moins de 170 édits, décrets, déclarations, etc.,relatifs à ces modifications; ce qui offre, il faut en