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et même une partie de sou importance scientifiquepar la création de plusieurs institutions rivales, lafaculté conservait encore à la fin du xvm e siècle, grâceà sa vigoureuse constitution, une indépendance et uncrédit fort grands. Le diplôme de docteur assuraitalors un double avantage, le droit d’exercer, et celuide faire partie d’une corporation puissante. Tout doc-teur-régent (1) possédait encore, avant 1792, le droitd’ouvrir des cours, de faire partie des assemblées oùl’on désignait à l’élection le doyen, où l’on traitaitdes intérêts de la corporation, des requêtes à adresserà l’administration, etc. Jamais on ne fut plus jalouxque dans celle société si fortement hiérarchisée d’ef-facer tout ce qui pouvait donner quelque suprématieà un médecin sur ses confrères. De celte union ducorps enseignant et du corps pratiquant, il résultaitque la faculté n’était pas seulement une école, maisune vaste corporation, ou comme une grande familledont les intérêts étaient confondus. Un passage deLabruyère nous montre la profession médicale figu-rant au xvu e siècle parmi les plus recherchées : « Ilsdolent leurs filles, placent leurs fils dans les parle-
(I) Pour acquérir la régence qu’on peut assimilera l’agrégation denos jours, mais sur une plus grande échelle, il suffisait d’avoir présidéune thèse.