CHAPITRE I
LE FEDERALISME DANS L'EMPIRE ROMAIN.
Rome.—Les Césars de Rome.—Les Césars des provinces.— Ladémocratie barbare de Commode. — Le partage de Dioclé-tien.—Rome supplantée par Byzance. — Nouvelles rébellionscontre l’unité byzantine. — La fédération des barbares.
Toute l’Italie est dans l’Église et dans l’empire ; cesont là ses deux lois constitutives, le reste n’est qu’op-position, transition,malheur : les révolutions qui com-mencent vers l’an mil, les Guelfes et les Gibelins quipassent comme l’ouragan, cette course effrénée desvilles libres à travers d’innombrables vicissitudes, tou-tes les idées qui se succèdent depuis le règne de Gré-goire VII jusqu’à la politique de Machiavel, ne sortentpas un instant du cercle tracé par la foi de l’Église etpar la loi des Césars. Avant de parler des révolutionsitaliennes, nous sommes donc obligés de montrerrapidement le pape et l’empereur tels qu’ils se présen-tent au début du moyen âge, avec la prétention légi-time de continuer l’ancienne civilisation. Que decatastrophes entre l’empire romain et celui de Char-lemagne ! Les Érules, les Goths, les Longobards se sui-vent et disparaissent tour à tour au milieu des batailles,les flots de la barbarie semblent tout submerger; heu-reusement Rome surnage sans cesse et nous avons unguide pour nous orienter.