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Tome premier.
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SECONDE PÉRIODE DE LA GUERRE DES ROMAINS

une prison. Plus tard il la délivre à la prière d’un roifrank, allié de Rome.

Le même fait se répète sons Rothari, successeurd’Arioald ; arien, il représente le parti qui a tué le filsde Théodolinde, et la loi longobarde le condamneà épouser la veuve d’Arioald, cette même Gundebergadéjà suspecte aux ariens. Comme Arioald il se trouveforcé de l’emprisonner, et la délivre de nouveau à lasollicitation d’un Frank, à la prière d’un catholique.Le double emprisonnement et la double libération deGundeberga, racontés comme des événements domes-tiques , ont étonné les historiens; on n’a su riencomprendre à ces deux rois en contradiction avec lemauvais caractère de leur femme, qui passe sa viedans une sorte de va-et-vient de la prison à la couchenuptiale. On a même songé à simplifier les deuxemprisonnements en les réduisant à un, ne fût-ceque pour diminuer de moitié la bizarrerie du récit.Ce n’est là cependant que la continuation de la foliedu fils de Théodolinde, passant à Gundeberga quireprésente et menace en même temps le royaume. Lecatholicisme qui s’est glissé dans le sang des rois, con-damne les Longobards au déchirement de la guerrecivile. Gundeberga conspirait-elle contre ses maris?Sc révoltait-elle contre la tradition arienne? On nesait; il lui suffisait d’être catholique pour se trouverà la tête de la révolution catholique, et ses marisn’auraient pu la tuer sans se tuer eux-mêmes dansl’opinion des Longobards qui les proclamait rois àla condition du mariage. C’est pourquoi ils ména-geaient et délivraient Gundeberga, ils flottait entreles deux religions, ils cherchaient une sorte d’équi-libre entre la nécessité de se défendre et la néces-