CONTRE LES LONGOBARTIS.
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si té <le régner. Mais ils étaient ariens : Arioald arra-chait le royaume à la révolution catholique et Rotharidevenu législateur poursuivait le combat contre l’Italieromaine, en lui enlevant Gênes, Albenga, Varicolti,Savone, Luni.
En 653 le catholicisme remonte sur le trône par laforce du sang ; la couronne échoit à Aribert, neveude Théodolinde. Point de guerre à l’Italie romaine : leroyaume qui subit l’influence de Rome, s’arrête dansses confins, et se trouve bientôt déchiré par la guerrecivile. En apparence elle éclate au hasard : Aribert adeux fils, Childebert et Perlarrith, c’est bien un hasard ;voulant partager le royaume en deux moitiés avec deuxcapitales distinctes, il réserve Pavie à Childebert, Milanà Pertarrith, et peut-être n’est-ce encore là que le ca-price d’un homme. A la mort d’Aribert la guerre éclateentre les deux frères : rien de plus naturel qu’une guerred’héritiers. C’est ainsi que Paul Diacre et tous les his-toriens exposent les événements; mais que les événe-ments soient disposés dans leur véritable série, et l’onverra que cette guerre intestine est déterminée par larévolution qui veut renverser le royaume. En effetc’est le catholicisme, inauguré par Théodolinde, quirend la vie à Milan, la seconde Rome, la ville desempereurs, de saint Ambroise, de saint Dacius, l’an-cien insurgé contre l’arianisme des Goths; on luiavait rendu son clergé, ses biens, ses vastes juridic-tions qui s’étendaient jusqu’à Gênes, et la capitale dela Ligurie romaine demande plus, elle réclame sonancienne domination. Le catholicisme s’adresse à latendresse paternelle d’Aribert, lui arrache la concessioninouïe de scinder l’unité longobarde, et l’on obtientainsi avec Pertarrith un royaume de Milan en opposi-
T. I. G