CONTRE LES LONGOBARDS.
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lique de Rome, la Sicile donne quatre papes aux Ro-mains, Agathon 1 er , Léon II, Conon et Serge, tous en-nemis du monothéisme byzantin. En 711 , au momentdes grandes insurrections de Rome et de Ravenne, laSicile proclame un prétendant à l’empire, en opposantAntliémius à Léon l’Tsaurien.
L’histoire des autres régions de l’Italie impérialen’est pas connue ; nous ne pouvons parler de la Sar-daigne, de Trani, d’Otrante, de Reggio, probablementasservies par Syracuse ; mais les îles vénitiennes quise montrent à découvert attestent que le mouvementvers l’indépendance politique fut général. C’est en 697que la fédération vénitienne, à l’imitation de Napleset de Rome, se donne pour la première fois un doge,premier pas vers une indépendance future. Le dogatmarque la plus haute importance politique des régionsbyzantines. Dans quelques lettres pontificales, les dogessont signalés comme des rois, et la Vénétie s’élève en sedonnant un roi. Les douze îles de la fédération, dans lebut d’augmenter leur force politique, obéissent à unmaître unique ; la chronique le déclare expressément :on renonce à la liberté des tribuns parce qu’elle en-gendrait la discorde; on diminue les franchises consu-laires pour obtenir l’unité, et fermer les voies à l’ennemiqui profitait des dissidences intérieures. Afin qu’il nereste aucun doute sur la signification politique dunouveau chef, on soumet au doge le clergé lui-même,cettre première franchise de l’Italie romaine, et ondonne au roi de la Vénétie le droit de convoquer lesconciles, de présider les élections du clergé; on veutque la politique règne sur la religion b
' Decreverunt unanimiler ducem sibi preesse, qui æquo mode-