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SECONDE PÉRIODE DE LA GUERRE DES ROMAINS
se déclare contre Byzance ; comme Rome, elle suit l’in-surrection pontificale contre l’hérésie byzantine ; en 702,l’exarque Théophilacte est reçu par un soulèvement del’armée qui le croit hostile au pontife ; plus tard l’empe-reur envoit le patricien Théodose dévaster Ravenne.On punit la ville en l’incendiant; les nobles et l’évêque,sont enlevés déportés, aveuglés, mutilés; la capitale del’exarchat n’est contenue que par la force d’une invasionbyzantine. Mais la terreur ne suffit pas, elle n’est quepassagère; en 713, l’exarque, qui exécute à Rome lesofficiers de la maison du pape, trouve de retour àRavenne l’exarchat insurgé et il est assassiné....
Naples entreà son tourdansle mouvementdel’insur-rection politique; son histoire est obscure, incomplète;mais dès le commencement de la nouvelle période, en617, elle s’insurge avec Jean Compsin : il est détrôné,décapité par l’exarque ; mais son successeur Jean ,nommé par Byzance, ne tient qu’en imitant l’indépen-dance longobarde dans les limites de son duché.
La Sicile imite Rome et Ravenne; là aussi l’or-thodoxie catholique demande l’indépendance politi-que. L’empereur Constant séjourne six ans à Syracuseet sa présence ne contente pas l’autonomie de la Sicile;le chef du monde n’est pas l’homme de la terre,qui veut un chef à elle comme jadis l’Italie voulaitun roi contre Avitus Anthémius et les derniers em-pereurs. L’empereur monothélite est abhorré, ses spo-liations soulèvent l’indignation générale; en 668,Massetius, maître de la milice, Justin, prêteur de l’île,et Germain son fils, conspirent contre lui; il est assas-siné; Massetius, le nouveau chef soutenu par le peuple,ne succombe qu’aux forces combinées de Byzance, deCarthage et de Ravenne. Pendant l’effervescence catho-