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TROISIÈME PÉRIODE DE LA GUERRE DE ROME.
consul, est évidemment l’élu du peuple en dépit deByzance. On le dit très-pieux, c’est dire qu’il est dévouéà Rome, et le doge qui lui succède, Étienne I er , est sidévoué à l’Eglise, qu’à la mort de sa femme le peupleveut qu’il réunisse en même temps les deux qualitésde doge et d’évêque.—Si la Sicile reste immobile, c’estpar la nécessité suprême de résister aux Musulmans;il lui faut une armée impériale qui la défende contreune barbarie plus terrible que celles Longobards.—Mais la fédération vénitienne qui se suffit à elle-mêmese tourne contre le doge , comme les Napolitains,contre Exilaratus. En 737, la guerre civile déchireHéraclée, siège du gouvernement, la ville des nobles;le combat dure deux ans, et le peuple finit parassaillir le doge dans son palais, où il le tue. Onremplace le dogat par un magistrat annuel, qu’onappelle le maître de la milice. Le fils du dernier dogeThéodat, élude la révolution en se faisant nommerlui-même maître de la milice : mais au bout d’un an,il cède à la loi qui le dépose; le nouveau maître dela milice est aveuglé et la guerre civile recommence :les îles flottent entre le besoin d’un doge et le besoinde l’indépendance. En 742, le mouvement oppose Ma-lamocco, l’île du peuple, à Héraclée, l’île des nobles :Théodat ne rétablit le dogat qu’à la condition de sedéclarer lui-même l’homme du peuple. Faute de do-cuments, sa déclaration est attestée par les fails, car ildéserte Héraclée pour transporter le gouvernement àMalamocco, la ville de la révolution. L’insurrectioncontinue, et tue le doge Théodat comme elle a tuéson père; le doge Galla est aveuglé, le doge Monigariol’est bientôt à son tour. Héraclée se voit attaquée parEquilo, autre centre populaire comme Malamocco ; le