CONTRE LES LONGOBARDS.
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combat est acharné, implacable. La chronique de Dan-dolo laisse dans l’ombre l’idée de l’insurrection ; on nevoit que les coups portés contre le doge. RavenneRome, Naples suppléent aisément au silence de lachronique; la fédération vénitienne voulait abattreles doges despotiques, délégués de Byzance, créaturesde l’empereur. L’indépendance politique était la for-mule générale du mouvement de l’Italie romaine.
L’Italie romaine arrivera-t-elle à l’indépendance?—Il ne suffit pas de combattre Byzance ; une insurrectionnationale ne triomphe qu’en se faisant accepter parles peuples limitrophes; toute question de nationalitéest une question internationale. Au moment où les ré-gions romaines se lèvent, elles se trouvent en présencedu royaume qui veut s’étendre à son tour. L’Italie lon-gobarde occupe presque toute la péninsule ; auprèsd’elle, les régions insurgées contre l’empire se réduisentà des points imperceptibles sur les côtes, acculés à lamer. L’exarchat et le duché de Rome, seuls points im-portants, sont séparés l’un de l’autre par le royaume quigrossit. C’est le royaume qui a donné la notion de l’indé-pendance et celle de la guerre contre l’empire, et quandles insurrections éclatent, les Longobards arrivent enconvertis, en catholiques, en'frères; ils secondentl’insurrection contre les Grecs, veulent se fondre, seconfondre avec les insurgés, et la fusion serait la des-truction de l’Italie romaine confisquée au profit duroyaume. La politique trompe les Romains. Commentrepousser le roi? comment résister au chef catholiquequi le premier rejette la tyrannie byzantine? N’est-ilpas révolutionné? n’est-il pas désormais libre commeun Romain? ses lois ne sont-elles pas presque romaines?La révolution qui le ronge à l’intérieur ne le signale-