LE PACTE LE CHARLEMAGNE
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poursuivent pas moins leur marche, et quand le papese montre unitaire, violant le sens fédéral et sous-entendu des soumissions, quand il cesse d’être tribunpour devenir doge , exarque et roi, tout le mondes’écarte de lui, et il reste seul avec son Dieu, qui refusede le secourir.
- La Sicile, qui avait fraternisé avec la révolution ro-maine dans la seconde période de la guerre contre lesLongobards, avait donné quatre papes; depuis la dona- |tion elle reste byzantine, forcée d’ailleurs de tenir à jByzance par la nécessité de résister aux Sarrasins quila menacent.
Le duché de Bénévent, jadis allié de la révolutioncontre Pavie, devient le centre de la réaction grecqueet longobarde contre le pape de Rome et contre lesFranks de Pavie : vaincu et tributaire des Franks, leduc Adelgise reste le dernier des Longobards, leprétendant au trône de Pavie, le protecteur de tous les jennemis des Franks et de tous ceux qui s’insurgentcontre le chef de l’Eglise. Son fils Grimoald est encorel’ennemi du pape et des Franks qu’il combat sanscesse, et à sa mort , on inscrit sur son tombeau qu’il asauvé la patrie : Salvam patriam fecil. Bénévent sedérobe à la donation carlovingienne.
Le duché de Spoleti se compose des cinq diocèses deSpoleti, Foligno,- Terni, Assises et la Sabine; aprèsmaintes sollicitations, le pape ne retient que la Sabine,le reste lui échappe.
Le duché de Naples fraternisait avec Rome, en com-battant les Longobards : depuis la donation, il s’écartede Rome; quand le pape réclame ses justices et envoieses officiers dans le duché, « ils sont, dit-il, raillés« par les Grecs et par les Napolitains. » Il reproche à