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Tome premier.
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avec l’église,

régner au midi par les Franks, tandis que les Franksrégnent au nord par l’Eglise; l’inimitié de l’Italie ro-maine contre l’Italie longobarde se trouve remplacéepar une nouvelle fédération de Rome de Pavie et desFranks.

La fédération de l’Eglise avec les Franks ne seraitencore qu’un pacte transitoire, si elle ne se légalisaitpas en présence de la loi impériale qui régit Rome etl’Orient. Il reste à transporter cette alliance sur leterrain des principes pour la sanctifier et la rendreéternelle comme l’Eglise. L’autorité du pape et celle deCharlemagne, issues d’une révolution contre l’empire,sont en dehors delà loi impériale et illégales aux yeuxde tous les peuples. Le pape est patricien de l’Exarchatet de la Pentapole ; mais qui l’a nommé? Charlemagne,patricien de Rome, contre toutes les lois du patricialqui émane directement de l’empire. Et qui a donnéle patriciat de Rome à Charlemagne? Le pape, usurpantainsi le droit exclusif de l’empereur. La comédie juri-dique ne pouvait tenir. Le pape, premier défenseur del’empire, se trouvait tout à coup le premier violateurde la loi impériale; après avoir identifié la liberté deRome avec la tradition de César, il se trouvait surprisen flagrant délit de connivence avec des barbares,contre les garanties de la sainte république. Il enrésultait que pendant l’absence de Charlemagne Romeétait libre; le pape n’v avait aucune autorité officielle,et n’était qu’un citoyen peut-être soumis à des magis-trats hostiles, toujours prêts à l’insurrection contre lesFranks et contre le nouveau barbare qui s’intitulaitpatricien en dépit de la loi : son influence devenait uneusurpation, celle des Franks une véritable invasion.Les élections des papes, sans la confirmation impériale,