LE PACTE 1)E CHARLEMAGNE
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étaient milles de droit en présence de la chrétienté; larébellion pontificale contre l’empire retombait de toutson poids sur l’Eglise qui se trouvait subversive, au bande l’empire, et de l’humanité. Qui devait confirmer lespapes ? Qui devait nommer le patricien de Rome et celuide l’exarchat? Qui devait suppléer à l’empereurjdépossédéde Byzance? Qui devait rétablir le droit sur sa base?Evidemment, un nouvel empereur ; seul il pouvait con-cilier la révolution de l’Église avec la tradition du droit;seul il pouvait persuader que Rome était encore libreet <[ue l’Église était encore sainte, catholique et univer-selle. Le pape se dégagea de toutes les contradictionsqui l’accablaient en doublant sa propre révolution. Lejour de Noël de l’an 800 il transmit l’empire à Charle-magne, au nom de Dieu et du peuple romain. « A la« lin de la messe, dit la c‘ ' e, il couronna Cliarle-« magne et Pépin, les oignit de l’huile sainte, proclama«Charlemagne empereur des Romains, et l’adora« comme prince, d’après l’usage des anciens. Le peuple« cria trois fois : Vive l’empereur des Romains! » Ilavait trouvé son empereur. « A l’instant même, pour-« suit la chronique, Charlemagne octroya au pape« le titre de duc et de patricien de Rome, et Léon III« battit monnaie au nom et à l’effigie de l’empereur. »Toute l’action de l’Eglise, toute la révolution quiélevait le pape se trouvait ainsi légalisée. A partir dece moment, l’Europe se sépara de Byzance; l’empirefut transporté en Occident ; la papauté occupa ledogat de Rome, et le roi des Franks se trouva investide tous les droits de l’empereur, y compris celui deconfirmer les élections des papes '. La grande guerre
1 Decret, dist. 63, c. 22.