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Tome premier.
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I.A REVOLUTION ROMAINE

conscriptions des trois souverains, et te lot de l’empe-renr, peut-être plus vaste, se trouve entièrement fédé-ralisé. Il comprend outre l’Italie, la Gaule entre le Rhinet les Alpes, entre le Rhin et la Meuse, entre la Meuseet l’Escaut, le tout formant une bande de territoirecomprenant quatre peuples hétérogènes et quatre lan-gues diverses. Le lot impérial est à la fois allemand,français, provençal et italien : l’unité est vaincue; lesunitaires gênassent. Floius, diacre de Lyon, écritsa « Querela de divisione imperii. » Suivant lui, l'em-pire n’est plus l’empire de Rome. Ne comprenant pasl’union dans la liberté, le bon prêtre croit que la paixdu monde estperdue. Bientôt, la fédération fait de nou-veaux progrès; en 847, les trois souverains étendentleurs engagements à leurs dynasties, et se promettentmutuellement l'extradition*des criminels. En 837, latriple division de l’empire ne suffit plus, et Lothairesubdivise son domaine en trois nouveaux États : ildonne l’Italie à Louis; la Bourgogne cisjurane à Lo-thaire; la Bourgogne transjurane, Lyon et le Dauphinéà Charles : voilà cinq rois, sans compter l’empereur;savoir, les deux frères de l’empereur, qui représentent,l’un la France (Charles le Chauve), l’autre l’Allemagne(Louis le Germanique), et les trois fils de l’empereur,qui représentent 1 Italie, la Lorraine et la Provence.Sous Charles le Chauve, et Louis le Bègue, l’unitéimpériale s’efface de plus en plus; la fédération dé-borde; le danger de nouvelles invasions réveille lavitalité de chaque peuple. Enfin, le hasard des succes-sions se plaît à réunir tous les royaumes de l’empiresous la domination de Charles le Gros, et c’est alors quele fédéralisme triomphe ouvertement et repousse lecontre-sens de l’unité conquérante. En 887, Charles le