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Tome premier.
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HANS TOUTES TES NATIONS 1IE l’kUKOTE.

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Gros est dépossédé en France et déposé en Allemagne.Au bout de trois jours, il ne lui reste qu’un seul do-mestique pour Je servir, et bientôt il n'a plus d’argent;un évêque doit le nourrir; l’empereur dégradé demandeà Arnolphe, nouveau roi d’Allemagne, une pensionalimentaire pour ne pas mourir d’inanition. Telle futl’influence de la révolution romaine. A chaque degréde la déchéance unitaire, on voit la main du pontife :le premier empereur de la division est Louis le Pieux,très-dévoué à l’Eglise; la division se détermine par safemme, Judith des Velfes, protégée par l’Église quil'honore du miracle du fer chaud; la division s’étendpar Charles le Chauve, fils de Judith soutenu par lepape contre Lothaire. La liberté de Rome réclamaitsans cesse la fédération de l'Occident. Cette unitébyzantine, jadis accueillie comme délivrance contrel’unité exclusivement matérielle des empereurs ro-mains, n’était plus qu’un despotisme abrutissant au-près de l’unité fédérale qui se développait à la suite dusacre de Charlemagne.

La révolution romaine pénètre dans l'Église pourréorganiser la religion d’Occident. Le pape est souve-rain, il a reçn la grande donation ; de même les évêquess’élèvent et reçoiventde petites donations, sans compterla dîme accordée par Charlemagne. Le pape se poseseul en dehors de l’empire par l’acte du couronnement;de même les évêques se trouvent affranchis du servicemilitaire. Ils dépendent moins des comtes et se sé-parent de l’État ; leurs biens deviennent ecclésias-tiques; leur association devient l’association fermée del’Église, la phalange du pontife. L’Église publie sescapitulaires en opposition avec le monde; soumet tousses rites à des lois nouvelles ou réformées, et il y a