CHAPITRE I
LA DOMINATION DES FRANKS (800-876).
Progrès et décadence.— Progrès social du royaume — par sesRomains, — par ses Longobards,— par ses évêques,— par sesexemptions épiscopales,— par ses universités,—par son nom,—par la désorganisation des villes militaires dans la Lombardiemajeure—et dans la Lombardie mineure. — Décadence poli-tique du royaume.—Son immobilité.
Progrès social de Rome, —de Ravenne,—de la Corse.— Servitudepolitique dans les États de l’Église.
Progrès et décadence des républiques byzantines—en sens in-verse de Rome et de Pavie.—La Vénétie.—Origine de Venise.—Naples,—Amalfi,—Sorrento, Bari la Sicile.—Bénévent dé-trônée. —Salerne et Capoue byzantines,-—l’une avec ses ducs,l’autre avec ses comtes.—Bénévent devenue fédérale et byzan-tine.—Obscurité des républiques.
C’est avec le règne des Franks que commencent lesténèbres les plus profondes du moyen-âge italien. Plusd’historiens pour nous guider, presque plus de docu-ments ; à peine nous reste-t-il quelques indications con-tradictoires; loin de nous éclairer, elles sont commedes pierres d’achoppement semées sur notre route aumilieu de la nuit. L’absence de souvenirs fait supposerle bonheur général. Cependant, où est le progrès : àPavie ou dans la Vénétie? Où est la décadence : à Romeou à Amalfi? Le pacte de Charlemagne est le seul pharequi jette quelque lumière sur l’obscure bizarrerie decette époque. Il nous montre la révolution régnantedans l’Italie pontificale et impériale, et le peuplequi s’avance lentement sur l’ancien plan de la démo-cratie catholique. Mais quelle est la condition suprême