LA DOMINATION
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de ce pacte ? C’est la destruction du royaume des Lon-gobards, et la domination étrangère des Franks, et lerègne du pape, deux fois étranger, comme chef del’Europeetcommesouverain spirituel. L’Italie présentedonc le spectacle nouveau d’un progrès social se réali-sant par une déchéance politique. Telle est la nouvelledestinée de la Péninsule : elle a mis sa liberté dans larévolution sociale, et non dans la forme vide d’unesouveraineté indépendante ; et c’est ainsi qu’après avoirrenversé les Longobards, elle s’avance par une démo-cratie exceptionnelle identifiée avec une servitude éga-lement exceptionnelle.
Le gouvernement n’étant pas le même à Pavie et àRome; il faut considérer séparément ces deux régions :
le royaüme.
Ici le progrès social est évident.
Les Romains du royaume sont favorisés : tout Italienlibre de suivre la loi romaine devient l’égal des Lon-gobards ses anciens maîtres, et sa liberté se trouvegarantie par le droit et par le devoir de servir dansl’armée.
L’ancienne noblesse longobarde, debout dans sesterres avec son opulence, garde à son tour ses lois etses richesses et c’est un nouveau bienfait pour tout lemonde. La liberté est respectée : tout homme suit laloi de ses pères, tout habitant se trouve, en quelquesorte, au niveau du gouvernement. La propriété étantménagée comme la liberté, il n’y a plus de spoliationsqui rappellent les descentes dS Théodoric et d’Alboïn.
On prodigue les faveurs aux évêques, en les enga-