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LA DOMINATION
D’après le vœudeThéodolinde, il devient quasi romain,on déchire le réseau des villes militaires, établi à con-tresens des villes romaines; on cherche un milieuentre la barbarie des villes fortifiées parles Longobardset celles de l’ancienne civilisation. Les duchés longo-bards sont brisés ou remaniés; chaque ville est sou-mise à un comte, qui en est le chef civil et militaire.En 828, le duché de Frioul est divisé en quatre comtés;la puissance de la ville barbare, Cividal, disparaît ; enPiémont, la puissance d’Asl, la ville arienne, s’évanouità son tour. Il en est de même des autres centres élevésjadis contre les Romains de l’intérieur. Par un mouve-ment opposé, on fonde les marches, qui embrassentplusieurs villes, et les marquis s’étendent et créent denouvelles centralisations quasi romaines et intermé-diaires entre les villes stratégiques, comme Cividal, etles villes de la civilisation, comme Milan. En Piémont,c’est Ivrée qui efface l’influence d’Ast et de Turin, lesplus fermes appuis de Pavie contre Milan. Au midi, laToscane devient une marche, et Florence se vanted’être reconstruite par Charlemagne, en haine deFiésole, forteresse des comtes longobards. Plus loin,Spoleti s’adjoint les marches de Fermo et Camerino, ets’étend vers Rome et vers l’Adriatique. Le royaume sedécompose en quatre parties. Dès 806, la décompositionest prévue par le testament de Charlemagne. On devaitdiviser le royaume d’Italie en trois parties : Ivrée jus-qu’à Reggio et Modène, Spoleti, avec ses dépendancesnouvelles, et la Toscane jusqu’à Gênes. Vérone qua-trième partie se montre en 870, et, à cette époque, elleligure comme un corps politique aussi fort que Spoletiet plus fort qu’Ivrée et que la Toscane. Le poids duroyaume est allégé , la centralisation longobarde sup-