DES FRANKS.
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géant à se réunir dans des conciles semi-politiques ; onles appelle dans l’armée pour les anoblir, tout en lesdispensant du service pour les laisser à eux-mêmes.Grâce au clergé, l’influence de Rome se propage dansle royaume, dont le gouvernement se transforme dansle sens de la démocratie sociale qui peut s’étendreaussi loin que les temps le permettent.
L’obligation du service militaire, très-dure, très-odieuse sous lesFranks, toujours entraînésà des guerrescontre Byzance, contre les musulmans, contre le Midi,sans compter leurs propres discordes, condamne leshommes libres, à se réfugier dans les évêchés où ilspeuvent être exemptés du service, et qui deviennentpeu à peu des rendez-vous de désertion. On se donneaux Églises et on leur soumet ses terres, en ne gardantqu’un usufruit féodal. Dès 830, des nobles dépendentdes évêques et font hommage de leurs immeubles auclergé; ils déclarent ne les tenir, eux et leurs succes-seurs, que de l’Eglise; et les évêchés se trouvent en-tourés d’une foule immense de clients. Leur juridictionqui finit par embrasser la moitié des habitants devientun pouvoir de l’Etat, et quelquefois le plus grand despouvoirs.
On fonde de nouvelles universités à Pavie, à Ivrée,à Vérone, à Vicence, à Cividal, à Florence, à Fermo,à Turin, à Crémone, où le trivium et le quadriviumcommencent à secouer les ténèbres longobardes. Iciencore il y a une sorte de renaissance romaine.
Le gouvernement suit cette impulsion. Le royaumene s’appelle plus des Longobards et il ne prend pas nonplus le nom des Franks ; il s’appelle le royaume d’Italie,comme s’il représentait la délivrance des Italiens.
L’État est organisé au rebours de son plan primitif.