LA DOMINATION
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les Grisons, presque toute l’ancienne Bourgogne etl’Alsace se trouvent sous sa domination; enfin il estl’empereur d’Occident. Son fils , qu’il associe dans leroyaume et dans l’empire, reste avec l’Italie toute seule.Il ne gagne une partie de la Provence qu’à la mort deCharles, roi de Provence. Cependant, ce sont là desvariations toutes personnelles aux rois ; elces variationsqui disposent de la grande république des Franks netouchent pas à l’Italie. Ses confins restent les mêmes, sonorganisation, ou plutôt sa désorganisation, n’est pasaltérée. Frappé d’impuissance, le roi ne peut empiétersur les terres des Grecs d’Italie. Loin de s’arrondir auxdépens de Naples ou de la Vénétie, sa domination surSalerne, Capoue et Bénévent se réduit à une vague su-zeraineté. On combat sans cesse, sans gagner un poucede terrain. Le titre d’empereur, qui échoit deux fois auroi, n’ajoute rien à la force italienne; ce titre plane surtous les royaumes, il appartient aux Franks, il est lesymbole de l’Occident. Loin de relever la politique ita-lienne, il l’écrase, en confirme la défaite, et consacrela victoire de Charlemagne, qui détruisait l’indépen-dance et les forces des rois de Pavie.
ÉTATS DE L’ÉGLISE.
L’Italie pontificale nous présente les mêmes phéno-mènes que le royaume : elle s’avance par un progrèssocial, et subitune déchéance politique. Le progrèssocialest incontestable, et se développe avec la richesse nou-velle du pontife; à défaut de documents, les monumentssuffisent à le démontrer : en 833, la ville léonine estachevée, la ville éternelle se trouve renouvelée. La dé-chéance politique n’est pas moins évidente. Le pape