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Tome premier.
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LA DOMINATION

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desFranks En 823, Lothaire et le pape Eugène II ré-forment les lois, le gouvernement, lesjuges, etRome sevoit soumise à l’inspection annuelle des officiers impé-riaux. Peut-être cette réforme est-elle encore un progrèssocial; toujours est-il qu’elle impose une nouvelle dé-chéance politique, et les conspirations continuent. En855, on songe de nouveau à repousser l’empereur parles Grecs. « Pourquoi, fait-on dire à Gratien Superiste,pourquoi n’appelons-nous pas les Grecs? Pourquoi nechassons-nous pas les Franks de nos terres a ? » L’em-pereur Louis II marche sur Rome; les Romains subis-sent à leur tour la défaite politique qu’ils ont imposéeau royaume, et Rome continue d’être la ville desémeutes.

Dans les autres parties de la donation, c’est le mêmeprogrès social, la même déchéance politique. Ravenneregrette son exarque qui lui donnait la dominationsur toute l’Italie romaine; elle désire les tribunaux duroyaume, pour fuir la juridiction plus odieuse encoredu pontife. Son chroniqueur Agnello écrit en ennemides papes et des Franks; dans son Liber ponUficalis,la fable se mêle à la vérité pour transformer en voleurle pontife saint Paul II, canonisé par Rome ; les insurgésde Ravenne au contraire, qui voulaient noyer Paul II,sont représentés comme les hommes de la patrie etleur supplice à Rome est signalé comme un martyre.L’insurrection frémit à chaque ligne de cette chronique

i « Qui imperatori et Francis fideles fuerant iniqua eede pe-« rempli fuerunt ut qui superviverent ludibrio aliquis forent et« haberentur. »

s « Quare non advocamus Græcos, fœdus cum eis componentes« et Francorum regem et gentem de noslro regrio et dominatione« non expellitnus? »