DES FIUlN’KS.
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avec toutes les réactions longobardes et féodales, contrele pacte de Charlemagne. Le progrès poli tique des répu-bliques se fonde sur cette même déchéance; c’est enrésistant à Rome qu’elles gardent leur indépendance,c’est en étouffant la révolution qu’elles constituent leurautonomie politique.
Dans chaque État il y a toujours deux partis : l’unrègne, toujours victorieux , et ne saurait être vaincusans un bouleversement général; l’autre opposant tou-jours en déroute ne saurait être victorieux sans la sub-version de l’Etat,et cependantilsurvittoujours, commel’antithèse nécessaire du parti qui règne. Dans l’Italiesoumise au pacle, le pape et le roi régnent toujourspour représenter la révolution italienne et sont toujoursvictorieux avec le pacte de Charlemagne et de l’Eglise.L'opposition qui représente l’ancienne politique longo-barde invoque le souvenir des rois ou des exarques, etse trouve prédestinée à des défaites continuelles. C'està peine si elle ose se montrer. Les velléités indépen-dantes de quelques roisfranksde Pavie passent commedes caprices individuels L’opposition de Ravenne tombedans l’alliance du royaume, et se réduit à unedissidencedomestique du parti qui règne. L’opposition de Romese borne à des émeutes. Personne ne veut revenir auxtemps des rois et des exarques, personne ne veut dé-serter le pacte de Charlemagne avec l’Eglise. Dans lesrépubliques byzantines, les deux partis se produisenten sens inverse, le parti de l’indépendance, vaincu dansle royaume, se trouve ici victorieux; il crée les doges,il constitue l’aristocratie , et dirige la guerre contrel’Italie pontificale et impériale, régnant et s’imposantsans cesse. Le parti social, au contraire, représenté parle peuple et victorieux dans le royaume, est toujours