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XA DOMINATION
vaincu, dans les républiques, toujours à l’état d’opposi-tion, toujours prédestiné à de continuelles défaites;s’acharnant inutilement contre la nécessité d’un dogepour sauver la patrie en sacrifiant le progrès. Telle estla loi générale des républiques byzantines. Elles sontfaibles, réduites à des fractions de territoire sur lescôtes de la mer ; exposées à tous les vents, et toutesleurs vicissitudes intérieures obéissent à la loi qui donnela victoire au doge et la défaite à la révolution catholi-que et populaire.
La Vénétie se trouve immédiatement en contactavec le royaume, et la loi des républiques byzantiness’y réalise avec une précision géométrique. Nous avonsdéjà vu que la Vénétie s’éloignait vivement de l’unionitalienne. Qui l’en écartait? C’était le doge aux prisesavec l’agitation populaire et catholique. « Il réconcilia,« dit la chronique, les citoyens divisés, et préserva la« patrie des Vénitiens des révolutions italiennes deve-« nues menaçantes \ » Quel était le chef de cette agita-tion? Le patriarche Jean, jaloux de livrer la Vénétie aupontife, et« le doge Jean, dit la chronique, envoya son« fils avec une flotte à Grado, pour tuer le patriarche« Jean s . » Le grand ordre est exécuté : le patriarche estjeté du haut de la tour de Grado; l’opposition subitainsi sa catastrophe. Mais la révolution, toujours popu-laire, toujours opposante, élève le nouveau patriarche.«Les Vénitiens, dit la chronique, affligés du crime
1 « Discordes cives reconciliavit et ab italicis perturbatiombus« suo tempore imminentibus Venetorum patriam illesam servavit. »(Dandolo.)
2 « Johapues dux, sumpla occasione fdium suum cum navali« apparatu Gradtim misil ut Johannem patriarcham inlerficeret. »(Dandolo.)