DES FRANKS.
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trône dogal au nom de l'Eglise et aux acclamations dupeuple. Sera-t-il catholique et romain? Non, le génie dela politique ne lui accorde de régner qu’à la conditiond’être despote et impie, et soudainement le doge-évêque, se retournant contre Rome, continue son frèrequ’il a trahi, s’entoure de Sarrasins, méprise la comédiedes anathèmes et foule aux pieds la multitude quifrémit. On ne peut plus lui opposer un évêque, etNaples reste dans le système byzantin, car elle ne sau-rait distinguer les deux pouvoirs sans tomber sous lejoug du papeetdes Franks.
Arnalii doit être, comme Naples, grecque par sondoge et romaine par son peuple toujours opposant ettoujours vaincu. Ici encore la loi des républiques estd’abord altérée parla présence de l’unité bénéventine;en 839, les Amalfltains sont envahis et déportés à Sa-lerne, mais en 844, quand la principauté se dissout, lesAmalfltains rentrent chez eux eu incendiant Salerne 1 ,et la république se rétablit sur-le-champ sous la formebyzantine. Elle se donne un préteur, ensuite deuxconsuls annuels pendant six ans ; enfin , à l’époque dePhotius, en 837, elle nomme pour la première foisun doge , évidemment pour réprimer les catholiques.« Ils proclamèrent Marino, dit la chronique, avec despouvoirs illimités. » Quatre doges sont ensuite éluset déposés ; on doit supposer que l’impiété lutte contrela révolution , et, vers 880, elle s’affermit en s’enga-geant, comme Naples, dans l’alliance des Sarrasins, augrand regret de l’Eglise et de l’empire.
t « Occiso Sicardo ... irruerunl in liomines Salernilanæ civi-« latis deprædantes eos et partent hujusmodi civitatis ipsi succen-« derunt, » (Chron. d’Amalfi.)