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LA DOMINATION
beau-père, un homme de guerre. L’homme de guerrecommet la faute de s’allier avec Rome pour résister àBénévent : le voilà dans la révolution, dans l’opposition,prédestiné à une catastrophe. On le voit d’abord à lamerci du capitaine frank Conlard, envoyé à son secourspar l’empereur; il promet ensuite au capitaine la mainde la veuve du doge Léon sa fille 1 * 3 , mais il se ravise,et le capitaine le tue, d’accord avec la fiancée, heureusede régner par un parricide. Mais Contard à son tourreprésente la révolution, et il est soudainement tué avecson épouse. Nous sommes désormais en 843. Bénéventtombe en dissolution, son unité disparaît ; il y a dans laLombardie mineure trois Etats au lieu d’un, et Naples,n’étant plus cernée, se livre sans souci au despotismeet à l’impiété des républiques. Le doge Serge //em-prisonne l’évêque saint Atlianase, et dédaigne les cla-meurs de la multitude qui réclame son pasteur, le saintinvoque le pape et l’empereur, qui sont impuissants à lesecourir; excommunié parle souverain pontife, le doges’entoure de Sarrasins prêts à le défendre ; le vainpeuple est bridé, l’opposition catholique est vaincue %bien qu’elle soit toujours vivante, toujours disposéeà la lutte. Le nouvel évêque, le propre frère de Serge ,est un nouvel Atlianase, qui continue la conspirationdu saint, et semble triompher, grâce à l’argent dupape; Serge II est déposé, aveuglé, envoyé à Rome oùil meurt dans un cachot. Atlianase le remplace sur le
1 « Quem (sc. Contariium) Andréas magister propler ingenlem
« longobardorum ininiieitiam lenere curavit promiltens ei Eupra_« xiam filiam suam dare in malrimonium quæ nxor fuerat pr.e-« dicti Leonis. »
3 « Facta videtur, dit l’empereur indigné, Neapolis Panormum« vel Africa. »