DES FRANKS.
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on conspire sans cesse, et enfin Grimoald tombe sous lepoignard des conspirateurs. La révolution triomphanteélève l’un des conspirateurs Sicon, noble de Spoleti,ami des Franks. Mais le génie de la politique le tournecomme son prédécesseur contre la multitude. «Il per-sécuta les Bénéventins, dit Erkempert, avec une féro-cité bestiale. » Son fils Sicard est encore plus impie;« poussé par la légèreté de son esprit, dit la chronique,il commença à persécuter le peuple avec une voracitéanimale et le déchirait à belles dents.» Son despotismeest grec, on le voit à son ministre : « 11 exalta , dit lachronique, un certain RofFrido, fils d’un Daufer dit leprophète.» Ce Roffrido est comme un ministre byzantin,« d’une astuce inconcevable; « il entoure Sicard et lepousse à l’impiété libératrice, « à son instigation, oncommet de grands sacrilèges, » tous les nobles, tousles hauts personnages du parti catholique sont proscrits;on pend Alfano , « le plus fidèle de tous, » on frappe, onexile les parents mêmes du prince. Est-ce à tort? Noncertes; voyez ce qui arrive : en 840, la révolution éclate,le peuple enfonce les portes du palais, Sicard est assas-siné, et c’est alors que la principauté est perdue, acca-blée par l’intervention impériale de Lothaire, elle perdSalerne et Capoue ; le peuple en frappant Sicard détrui-sait pour toujours l’unité quasi grecque de la Lombardiemineure.
Au milieu de cette catastrophe, c’est encore l’influencegrecque qui sauve le débris de la principauté. Salerneet Capoue, insurgées contre Bénévent, sont secouruespar Naples et Amalfi, et tombent dans la fédération desrépubliques, pour tourner sur-le-champ contre le papeet les Franks et ces deux nouveaux États sympathisentavec les Sarrasins, qu’ils secondent sous main, sauf à