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Tome premier.
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LA DOMINATION

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revirer, si le torrent déborde , et encore ne veulent-ilspas qu’il soit soutenu par l’Eglise et par les Franks.Quand l’empereur Louis II arrive à Bari,en combattantles musulmans, on lui préfère l’alliance musulmane ,sans même écouter les conseils opposés de Byzance *.

Si nous descendons aux détails, nous voyons l’insur-rection de Salerne tellement grecque, que la Pouille etles Calabres, régions grecques, s’adjoignent au nouveaucentre qui surgit. En 887, Guaimair I e -'\ qui se rendà Byzance, est créé patricien de Salerne.

Les comtesde Capoue,deviennentles types de l’impiétébyzantine; le peuple, catholique comme à Naples et àVenise, les déteste, et en 886 il leur attribue l’incendieaccidentel qui détruit la ville nouvelle. Plus tard, Lan-dulfe devient comte et évêque, pour mieux régner surDieu. « Quand je vois, un moine, dit-il, je suis sur qu’il« doit m’arriver malheur. » Deux fois chassé par l’em-pereur, il se rétablit deux fois. La chronique l'appelle :« vir lubricus, flagitiosus, ad mala semper paratus; »en réalité, c’est un vaurien adroit, un bon soldat, unévêque byzantin. Landulfe II lui succède dans lecomté et impose violemment à l’évêché son frère Lan-dulfe, qui était marié. Enfin, la sympathie de Capouepour les Sarrasins est plus forte que celle de Salerne, etquand l’empereur Louis II marche contre l’irruptionmusulmane de Bari, les Capouans refusent de le suivre;se bornant la première fois à lui envoyer leur évêque ”,et le désertant la seconde fois , sur le champ de ba-taille 3 .

) « Sed hi (Salernitani) uno consilio eoriim spernebant depre-« cationes. » (Chron. Vollurn.)

2 « In urbibus se reeondentes. »

3 « Js igitur Landulfus ad solilas vergens fallacias Capuanos